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1re Journée des CLUD du GHT : mobilisation territoriale contre la douleur !

Ce sont plus de 150 professionnels de santé qui se sont réunis ce jeudi 3 mai 2018 à l’occasion de la 1re Journée des Comités de lutte contre la douleur (CLUD) du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue pour évoquer et réfléchir ensemble à ce véritable enjeu de santé publique.

De récentes études épidémiologique montrent qu’en France et dans l’Union européenne, la douleur chronique rebelle affecte un cinquième de la population. De tels chiffrent nous rappellent, si cela était encore nécessaire, que la prise en compte de la douleur constitue un réel enjeu en termes de santé publique.

Le premier enjeu de la lutte contre la douleur est donc un enjeu de santé publique, au regard du nombre de personnes concernées, quand on sait, de plus, que la moitié des personnes âgées de plus de 75 ans connaît la douleur chronique aigue et que cette pathologie croît avec le vieillissement. En 2060, les plus de 80 ans représenteront plus de 11 % de la population française, c’est-à-dire plus d’une personne sur 10. C’est donc aux professionnels de santé et aux établissements qu’il revient de préparer l’avenir et donc d’organiser, notamment à la faveur des Centres d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) pour les établissements de plus grande taille ou via des consultations douleur, la prise en charge de ces symptômes. De plus, les pouvoirs publics devront accorder une place toute particulière à la prise en soins de nos aînés, chez qui l’expression de la douleur, et donc la perception par les proches et les soignants, est parfois moins aisée, en raison d’une communication rendue difficile par les pathologies liées au vieillissement.

Le deuxième enjeu concerne le poids économique de la douleur. En effet, en plus d’être inadmissible pour les patients concernés, la douleur a un véritable impact médico-économique, un véritable coût, qui est loin d’être négligeable, puisque si l’on considère les soins médicaux et paramédicaux, les médicaments, les coûts d’hospitalisation, les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, la perte de productivité pour les entreprises, il faut savoir que le coût de la douleur chronique rebelle est équivalent à la somme des coûts engendrés par les maladies cardio-vasculaires et celui des maladies psychiatriques.

Le dernier enjeu de la prise en charge de la douleur est sociétal. En effet, à l’heure où la santé s’organise en termes de parcours de soins, de nombreux patients peuvent, hélas, témoigner du véritable parcours du combattant qu’ils ont dû suivre avant d’avoir obtenu une réponse adaptée à leur situation douloureuse. En effet, dans cette spécialité, le nomadisme médical est encore trop souvent la règle et de multiples consultations sont nécessaires avant de pouvoir trouver des soins réellement adaptés. Là aussi, pour répondre à cet état de fait, une meilleure organisation des filières constitue un prérequis.

Le Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue a été créé le 1er juillet 2016. Il regroupe, autour du CHU de Nîmes, établissement support, sept établissements de santé et neuf Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) publics du Gard. La douleur fait partie des filières qui ont été identifiées dans le Projet médico-soignant partagé (PMSP) du GHT. L’une des ambitions de la filière douleur du GHT concerne la mise en place de procédures et de protocoles communs mais aussi, comme en témoignait cette première journée, l’organisation de formations communes, qui viennent s’ajouter aux formations universitaires déjà en place. Le GHT permet de clarifier le rôle des filières et les activités de référence et de recours pour chaque établissement. La prise en charge de la douleur chronique rebelle (y compris psychologique) s’inscrit donc d’ores et déjà comme l’affaire de tous les membres du GHT.

 
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