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La neurochirurgie crânienne depuis le Palais du Luxembourg


Hier, en Questions au Gouvernement, depuis les bancs de la Chambre Haute de notre République, Mme la Sénatrice Vivette Lopez, parlementaire du Département du Gard, a commis au mieux, de grosses « imprécisions de langage », au pire, une invective gratuite à l’égard de la communauté hospitalière du CHU de Nîmes et de ses 7000 collaborateurs.


Mme la Sénatrice évoquait un sujet important en ce qui concerne l’offre de soins proposée aux Gardoises et aux Gardois, la neurochirurgie crânienne. Cette activité chirurgicale relève du Schéma Interrégional d'Organisation Sanitaire (SIOS) qui répartit l'offre de soins sur le territoire des régions PACA/Sud, Corse, et Occitanie.

Dès 2008, le SIOS prévoyait un seul site de neurochirurgie crânienne sur le département du Gard et le SIOS actuel, initié en 2014 et toujours en vigueur, maintient cette implantation unique de la neurochirurgie crânienne dans le Département.

 

Un rapide historique du sujet est important pour une parfaite compréhension de la part de nos concitoyens.

Dès 2008, le CHU de Nîmes, l'Hôpital privé des Franciscaines et la société Neurosud constituent un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) dont l'objet est de porter cette autorisation unique de neurochirurgie conformément au SIOS.

En 2008, dans l'attente du regroupement de l'activité au sein d'un bâtiment unique, spécifiquement construit à cet effet par le CHU de Nîmes sur le site de Carémeau, I' Agence Régionale de Santé autorise exceptionnellement et à titre transitoire, un fonctionnement sur deux sites (Carémeau et la clinique des Franciscaines).

Parallèlement, dès 2008 et comme il s'y était engagé, le CHU de Nîmes construit sur ses propres financements (18 millions d’euros) le bâtiment dédié aux neurosciences permettant de regrouper l'activité publique et privée sur le site de Carémeau.

En 2019, la construction dudit bâtiment est achevée.

Dès lors, I' Agence Régionale de Santé, soucieuse de se conformer au SIOS, donne instruction aux deux établissements de se regrouper dans le bâtiment. Dans cette optique, le CHU de Nîmes engage et anime pendant plusieurs mois des groupes de travail permettant de décliner la mise en œuvre opérationnelle de ce regroupement physique.

Le développement des activités liées aux neurosciences et aux urgences (trauma-center) est un axe fort du projet médical du CHU de Nîmes. La construction d'un bâtiment dédié, l'ouverture récente d'une unité de thrombectomie en lien avec le CHU de Montpellier, l'augmentation considérable et voulue par le CHU des capacités d'hospitalisation de neurologie et de soins intensifs neuro-vasculaires, sont quelques-uns des nombreux éléments attestant de cet engagement institutionnel fort.

Le CHU de Nîmes a fait la preuve d'un important investissement tant humain que financier dans ce projet et s'est toujours conformé au protocole signé en 2016 par les parties prenantes en maintenant notamment toutes les infrastructures disponibles pour l'accueil des équipes de Neurosud. Il dispose en outre aujourd'hui d'un bâtiment, d'équipements et d'organisations dédiés à cette activité.

Dans ce cadre, et dans un contexte de crise sanitaire internationale durant laquelle les professionnels de santé du CHU sont extrêmement sollicités, il est particulièrement regrettable qu’une élue de la République, parlementaire, représentante des collectivités territoriales et de la Nation toute entière en vienne à attaquer pour des raisons inconnues, et de façon purement gratuite, un Centre Hospitalier Universitaire et sa communauté de plus de 7000 professionnels. Ses éléments de langage offensent et offusquent notre communauté hospitalière :

« … Priver les Gardois d’une prise en charge de qualité ? »

Telle a été l’introduction de Mme la Sénatrice à l’évocation de la mutualisation de l’agrément nécessaire à l’activité de neurochirurgie crânienne dans le Gard. Cela sous-entendrait que le CHU de Nîmes et ses équipes ne sauraient proposer une prise en charge de qualité à ses patients ? Mme la Sénatrice évoquait les classements des hôpitaux et cliniques dans la presse nationale, il lui aura sans doute échappé que le CHU de Nîmes s’y hausse à la 20ème place, alors qu’il en était totalement absent il y a une dizaine d’années. Acte manqué ou volonté délibérée de nuire ?

 

« Un seul plateau technique pas suffisant pour répondre au volume des demandes …à l’évolution des techniques médicales »

Mme la Sénatrice sera chaleureusement invitée à visiter ce nouveau bâtiment au premier trimestre 2021, comme elle l’a été pour le Centre ambulatoire Carémeau Sud en septembre 2020 et pour la pose de la première pierre de l’IFMS en octobre de la même année, et où elle reconnaissait la qualité des investissements de l’établissement. Elle pourra ainsi en apprécier les avancées technologiques et le professionnalisme des équipes qui y œuvrent au quotidien.

 

« Le CHU de Nîmes …une grosse machine qui ne répond plus à ce que les gens veulent aujourd’hui »

Nous prenons humblement à témoin les quelques 420.000 patients venus en consultation en 2019, les près de 150.000 patients hospitalisés, les plus de 110.000 passages aux urgences, sans compter les près de 400.000 appels au SAMU30 et les 20.000 interventions chirurgicales réalisées cette même année pour répondre à Mme la Sénatrice que ce n’est pas la taille qui compte quand on parle de prise en charge de patients, mais le sens du service public, l’engagement sans faille et l’abnégation des 7.000 professionnels œuvrant 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et 365 jours par an au service des gardoises et des gardois inutilement diffamés en la circonstance.

 
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Le CHU de Nîmes est membre de MUSE (Montpellier Université d'Excellence)

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