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La réalité virtuelle au service de la vue

Se servir de couverts, saisir un objet ou éteindre la lumière, autant de gestes de la vie quotidienne qui peuvent paraître anodins, mais qui sont loin d’être évidents lorsque l’on souffre de malvoyance. Le CHU de Nîmes (CHUN), la fondation Visaudio et l’ARAMAV sont partenaires dans le projet de rééduquer les personnes malvoyantes grâce à la réalité virtuelle.


Les technologies de demain étaient présentes vendredi 30 novembre, à l’ARAMAV, pour la présentation du projet de Virtual reality assisted rehabilitation (VIRARE), porté par le Dr Luc Jeanjean, neuro ophtalmologue et futur chef du service Ophtalmologie au CHUN.
Pour commencer, Le Dr Camille Lapierre, président de l’ARAMAV, Cécile Aubert, directrice de l’ARAMAV, Éric Dupeyron, directeur général adjoint, le Dr Dominique Letourneau, président du Directoire de la Fondation de l’Avenir, et le Dr Luc Jeanjean ont souhaité la bienvenue à tous ceux qui s’étaient réunis pour assister à la présentation de cet innovant projet.

« Le numérique peut-il aider les malvoyants ? »

Le Dr Luc Jeanjean a tout d’abord tenu à rappeler les effectifs du lieu : « La clinique ARAMAV propose une rééducation basse vision pluridisciplinaire. Son équipe est composée d’ergothérapeutes, d’instructeurs en locomotion, d’orthoptistes, d’éducateurs et d’ophtalmologues, avec une capacité de 20 lits d’hospitalisation et deux lits en hospitalisation de jour ». Depuis peu, une nouvelle thématique émerge en médecine en général et à l’ARAMAV en particulier avec la création de jeux sérieux qui offrent un réel bénéfice pour les patients : sécrétion de dopamine, séances plus attractives, amélioration de la coordination œil-main… C’est l’origine du projet VIRARE qui a vu le jour grâce au soutien de la fondation Visaudio.

En termes techniques, les outils du projet VIRARE se composent d’un casque de réalité virtuelle, d’un eye tracker et de caméras de localisation du patient. Avec une scénarisation de parcours (domestique ou urbain), le patient est évalué sur plusieurs critères de performance :

  • temps de réalisation du parcours
  • nombre de chutes virtuelles pendant le parcours
  • type de collision
  • réalisation de tâches prédéfinies
  • lecture de panneaux
  • analyse des mouvements de la tête
  • analyse des mouvements oculaires


Le but de l’étude clinique VIRARE qui va débuter au premier trimestre 2019 est de prouver la tolérance et l’efficacité du dispositif de réalité virtuelle VIRARE en rééducation basse vision.

« L’idée à l’origine du logiciel est d’évaluer les patients en milieu écologique, chose que nous ne pouvons pas faire en règle générale. Nous ne pouvons pas aller chez eux pour les évaluer, donc, grâce à ce casque, nous pourrons voir l’adaptation de chaque patient à son handicap visuel. Puis comme on peut entraîner un pilote d’avion en simulation, nous allons pouvoir réentraîner le patient à la vie quotidienne avec des activités comme la cuisine ou la traversée de passage piétons » soulignait le Dr Luc Jeanjean.

Le logiciel SimBa, projet développé sur la plate-forme VIRARE, est quant à lui un module de simulation de malvoyance en réalité virtuelle et immerge une personne sans problème visuel dans un monde virtuel vu par un déficient visuel (avec différents modules = dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), glaucome, accident vasculaire cérébral, cataracte…). Les aidants, les proches et le grand public peuvent ainsi expérimenter ce que vivent les personnes atteintes de pathologies visuelles.

Le Dr Gérard Dupeyron, médecin chef à l’ARAMAV et ancien chef de service d’Ophtalmologie du CHUN, a remercié Chritian Py, président excusé de la Fondation de l’Avenir, qui a de suite adhéré au projet.

« Grâce à cette outil de rééducation, nous aurons la possibilité de modéliser et reproduire les activités du quotidien. Le logiciel de simulation SimBa sera un excellent outil de communication à destination des aidants. Le but est de l’installer chez les opticiens pour toucher un plus large public. Par ailleurs, Pixium nous a choisis pour la pose de leur implant rétinien : résultat positif à 100 %. Pour les prochains implants de seconde génération, nous aurons besoin de nos partenaires, Euromov et notre grand frère le CHUN pour développer à l’ARAMAV un centre spécialisé en vision prothétique » indiquait le Dr Gérard Dupeyron.

S’en est suivi un test du casque de réalité virtuelle, petite expérience à laquelle s’est volontiers prêté le Pr Michel Mondain, doyen de la faculté de médecine Montpellier-Nîmes.

En conclusion de cette matinée, riche en enseignements et en espérance, une convention a été actée et signée par Éric Dupeyron, Cécile Aubert, les Dr Dominique Letourneau et Luc Jeanjean.

 

 
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