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Présentation du nouveau service de Cardiologie

Le service de Cardiologie du CHU de Nîmes (CHUN) s'est restructuré et d’importants travaux ont été entrepris en 2017 pour répondre au vieillissement de la population et, en corollaire, au nombre de patients pris en charge pour des pathologies cardiaques ou métaboliques.

Développement de l’activité et réorganisation du service de Cardiologie

Pour faire face à la hausse de son activité et répondre de la manière la plus adaptée possible aux besoins de santé des habitants du territoire Cévennes-Gard-Camargue, mais également de la basse vallée du Rhône, le CHUN s’est engagé, depuis 2017, dans une vaste opération de réorganisation du service de Cardiologie. Celle-ci s’est notamment concrétisée, début 2018, par la création d’un hôpital de semaine de 12 lits, qui propose des chambres individuelles pour les hospitalisations de courte durée. L’Unité de soins intensifs de cardiologie (USIC) a, pour sa part, vu sa capacité doubler (de 6 à 12 lits) pour prendre en charge les urgences cardiologiques. L’extension du plateau technique non invasif a permis de diminuer les délais d’attente pour une consultation de près de 50 %.

Technologies de pointe 

La nouvelle configuration du service a bénéficié d'un investissement financier important pour le renouvellement des systèmes de monitorage (de dernière génération) des paramètres physiologiques des patients (surveillance et enregistrement de la fréquence cardiaque, saturation en oxygène, pression non invasive, pression invasive,...) aptes à sécuriser la prise en charge, notamment en termes de gestion des alarmes (émissions sonores permettant d'avertir le médecin référent d'une action immédiate de soins à entreprendre en cas de détérioration subite de l'état d’un patient).  

Le nouveau service propose également la production, au lit du patient, d’électrocardiogrammes (ECG) directement stockés dans le Dossier patient informatisé (DPI) depuis le moniteur multiparamétrique.  

La solution de télémétrie (surveillance continue via des holters ECG sans fil) permet une surveillance moins contraignante pour les patient moins fragiles. Elle est apte à révéler les troubles aléatoires du rythme. La relecture des données est possible à distance depuis tous les postes informatiques des médecins du service, permettant ainsi une interprétation très rapide des troubles du rythme par un médecin référent où qu'il se trouve.

Un échographe polyvalent, multiutilisateurs, complète ceux déjà acquis. Il permet un suivi diagnostique rapide et porte au nombre de quatre les salles d'exploration cardiaque disponibles au sein du secteur des consultations de cardiologie.

Le service dispose aussi de matériels d'exploration fonctionnelle respiratoire, une épreuve d'effort avec module d'analyse de la consommation en oxygène à l'effort (le « tilt test » pour le dépistage des syncopes, du système d'interprétation des holters cardiaque et tensionnels).

Enfin, les postes de réception et d'analyse de données de télé-cardiologie permettent le suivi des épisodes d'arythmie issus de défibrillateurs, de pacemakers, de holters implantés ou portés par les patients rassurés d'avoir accès à un diagnostic d'expert à distance en un temps rapide.

Réorganisation administrative

Une réorganisation administrative, notamment via la mise en place de lignes téléphoniques dédiées et d’une planification optimisée permet de simplifier les parcours des patients, notamment à l’échelle du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue.

Grâce à un Serveur vocal interactif (SVI), un seul numéro de téléphone, le 04 66 68 31 16, permet d’accéder à plusieurs lignes :

  • une dédiée aux médecins hospitaliers et libéraux pour joindre un cardiologue
  • une permettant aux patients de prendre un rendez-vous pour des examens non invasifs (écographie cardiaque, holter, épreuve d’effort,…)
  • une permettant des prises de rendez-vous de consultations
  • une permettant de joindre le secrétariat du service d’hospitalisation

Fédération hospitalo-universitaire entre le CHUN et le CHU de Montpellier

Fort de la dimension hospitalo-universitaire de l’établissement et de la synergie avec le CHU de Montpellier, les deux centres hospitaliers universitaires ont signé, le 1er février 2018, une convention constitutive d’une Fédération hospitalo-universitaire (FHU) de Cardiologie. Son objectif est de proposer une coopération structurée de la discipline afin d’en accroître la lisibilité régionale, interrégionale et nationale pour les activités de soins, d’enseignement et de recherche. 

La fédération hospitalo-universitaire de Cardiologie Montpellier-Nîmes aura notamment pour objectif de structurer l’offre de soins en cardiologie au sein du territoire, en partenariat avec le Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue et avec le GHT de l’Est-Hérault et du Sud-Aveyron. Elle favorisera l’émergence de centres de références et de compétences des maladies rares labellisés dans la prise en charge des patients atteints d’une maladie cardiaque.

Lancement de la télésurveillance pour le diabète et l’insuffisance cardiaque

La télésurveillance est une discipline de la télémédecine qui a pour vocation de permettre à un médecin ou à un professionnel de santé d'interpréter à distance les données nécessaires au suivi médical d'un patient et de prendre des décisions à distance.

En constante augmentation avec 4,9 % de la population atteinte, la maladie diabétique concerne     39 000 patients dans le Gard, dont 25 % sont traités par insuline. Cette pathologie a bénéficié, au fil des années, d’innovations thérapeutiques dans l’administration du traitement, en particulier au niveau des pompes à insuline. Actuellement, une des « révolutions » tient au mode de surveillance, grâce à des lecteurs de glycémie innovants qui ne nécessitent plus de ponction au doigt, mais un simple « scan » sur un petit capteur placé sur le bras.

Autre révolution, les lecteurs sont maintenant connectés, selon un mode proche du bluetooth. Sans aucune manipulation du patient, cette technologie permet le transfert automatique des glycémies capillaires sur une plateforme web dédiée. Ce dispositif va permettre au soignant de visualiser, à distance et en continu, les données des glycémies capillaires et, si besoin, de contacter le patient pour d’éventuelles réadaptations thérapeutiques à distance. 

La télésurveillance du diabète, bientôt proposée au CHUN par le service des Maladies métaboliques et endocriniennes (MME), va permettre l’amélioration de l’équilibre du diabète, la diminution des hospitalisations et surtout l’amélioration de la qualité de vie des patients, grâce à la diminution des déplacements. Elle concernera environ 500 patients par an. 

Ce dispositif similaire sera mis en place pour la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque qui représente un problème majeur de santé publique, de par sa fréquence, sa gravité et son coût.

Il existe actuellement en France plus d’un million de patients souffrant de cette pathologie, ce chiffre étant en constante augmentation en raison, notamment, du vieillissement de la population. Le nombre d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque en France a augmenté de 22 % en 10 ans, l’insuffisance cardiaque aigue constituant ainsi la première cause d’hospitalisation toutes causes confondues chez les plus de 65 ans. Elle est également grevée d’un fort taux de ré-hospitalisations avec 20 % des patients réadmis dès le premier mois. 

L’essor de la télémédecine, en partie du à l’émergence des objets connectés, permet actuellement de proposer au patient insuffisant cardiaque, un suivi renforcé entre les consultations médicales, par les professionnels de santé, afin que ces derniers puissent réagir plus vite et éviter les complications ou hospitalisations. Les patients à plus haut risque d’hospitalisation peuvent donc se voir proposer à leur domicile la mise à disposition d’une balance ainsi qu’une tablette toutes deux connectées, permettant un relevé du poids quotidien et de répondre à des questions simples permettant de prédire le risque de nouvelle poussée d’insuffisance cardiaque. Ces données sont transmises à une plateforme web sécurisée, disposant d’un algorithme performant et éprouvé, qui transmet, en cas de nécessité, une alerte au service de Cardiologie. Un ajustement thérapeutique peut être entrepris rapidement par téléphone ou via une consultation rapprochée. Des séances d’éducation thérapeutiques sont également intégrées au dispositif.

Le lancement de la télésurveillance dans les services de Cardiologie et de Maladies métaboliques et endocriniennes (MME) inscrit le CHU de Nîmes parmi les établissements de santé précurseurs en matière de solutions numériques et d’amélioration et de facilitation des parcours patients. 


 
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