Evénement

Inauguration de la Maison des femmes du Gard : un lieu pour soigner, protéger et accompagner

Mis à jour le 28.09.2026 - Publié le

Vendredi 25 septembre 2026, la Maison des femmes du Gard a été inaugurée au CHU de Nîmes, en présence de sa marraine, la comédienne Alexandra Lamy, de Vincent Bouget, Maire de Nîmes, du Dr Sylvie Ripart, médecin coordonnatrice de la structure, et de Violette Perrotte, directrice générale du réseau Restart, aux côtés de nombreux partenaires institutionnels, sanitaires et associatifs. Un moment marqué par l’émotion, mais aussi par la force du collectif construit autour d’une même volonté : mieux accueillir, soigner, protéger et accompagner les femmes victimes de violences ou en situation de vulnérabilité.

Pousser la porte d’une Maison des femmes peut être une étape très difficile. Il est essentiel que les femmes sachent qu’elles seront écoutées, crues et accompagnées, et qu’elles ne sont pas seules. À mon échelle, je suis heureuse de pouvoir contribuer à faire connaître ce lieu et à encourager celles qui en ont besoin à franchir cette porte.

Alexandra Lamy
Comédienne, marraine de la Maison des femmes du Gard

Les violences faites aux femmes, un enjeu de santé publique

Les violences faites aux femmes constituent un enjeu majeur de santé publique et de société. Elles peuvent avoir des conséquences durables sur la santé physique et psychique, mais également sur la vie familiale et sociale, le logement, la situation professionnelle et l’accès aux soins.

En 2024, 272 400 victimes de violences commises par un partenaire ou ex-partenaire ont été enregistrées par les services de sécurité en France, dont 84 % de femmes, selon les derniers chiffres disponibles du ministère de l’Intérieur. La même année, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

Dans le Gard, 1 740 femmes ont été victimes de violences au sein de leur foyer en 2024, selon les dernières données des services de l’État.

Face à cet enjeu, la Maison des femmes du Gard apporte une réponse sanitaire et sociale à l’échelle du territoire. Elle permet de coordonner les différentes interventions et de limiter, autant que possible, la multiplication des démarches et des interlocuteurs pour les femmes accueillies.

En 2025, 284 femmes ont ainsi été accompagnées par la structure.

Près de 80 personnes étaient réunies pour cette inauguration, parmi lesquelles de très nombreux professionnels et partenaires institutionnels, sanitaires, sociaux, judiciaires et associatifs. Une présence qui témoigne du maillage progressivement construit autour de la Maison des femmes du Gard et de l’importance de la coopération entre les différents acteurs du territoire.

Car accompagner une femme victime de violences nécessite souvent de mobiliser plusieurs compétences et plusieurs dispositifs. La Maison des femmes a précisément été pensée pour faciliter ce parcours et permettre aux femmes de trouver, en un même lieu, une écoute, des soins et un accompagnement adapté à leur situation.

Un accueil inconditionnel, sans jugement

Installée depuis janvier 2025 dans ses locaux actuels au sein du campus hospitalo-universitaire Carémeau, la Maison des femmes du Gard accueille les femmes de manière inconditionnelle, qu’elles soient victimes de violences ou confrontées à une situation de vulnérabilité. Elles peuvent être orientées par une association, un professionnel de santé ou un service hospitalier, mais également se présenter spontanément.

L’accueil repose sur l’écoute, l’absence de jugement et la prise en compte des besoins et des attentes de chaque femme.

En 2025, 284 femmes ont ainsi été accompagnées par la structure.

Trois parcours pour répondre aux besoins des femmes

  • Femmes victimes de violences

Le parcours associe soins somatiques et psychologiques, accompagnement social et orientation juridique.

Une attention particulière est également portée aux enfants victimes ou co-victimes de violences. Selon les situations, une orientation vers l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) du CHU de Nîmes peut être proposée.

  • Santé sexuelle et santé des femmes

Ce parcours comprend notamment des consultations gynécologiques, l’accès à la contraception, le dépistage et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles ainsi qu’un accompagnement dans le cadre des demandes d’interruption volontaire de grossesse.

  • Mutilations sexuelles féminines

La Maison des femmes propose une prise en charge médicale et psychologique des femmes victimes de mutilations sexuelles féminines ainsi qu’une prise en charge chirurgicale lorsque celle-ci est possible.

Il s’agit du seul dispositif de ce type dans le Gard.

Au-delà du soin, accompagner la reconstruction

À la Maison des femmes, la prise en charge ne s’arrête pas aux soins médicaux.

Des groupes de parole et des ateliers sont proposés tout au long de l’année pour permettre aux femmes de rompre l’isolement, de retrouver confiance en elles, de recréer du lien et de se reconstruire.

 

 

Yoga, karaté, écriture, peinture… ces activités offrent des espaces où les femmes peuvent progressivement reprendre confiance, libérer leur parole et retrouver du lien social.

En 2026, près de 200 séances d’ateliers et de groupes de parole auront ainsi été proposées.

En 2026, près de 200 séances d’ateliers et de groupes de parole auront ainsi été proposées.
Notre rôle est de permettre aux femmes de trouver au même endroit une écoute, des soins et un accompagnement adapté à leur situation. Les violences ont des conséquences multiples sur la santé et sur la vie quotidienne. La prise en charge doit donc être globale et coordonnée, en associant les compétences médicales, psychologiques, sociales et juridiques. Mais également l’au-delà du soin, qui reste incontournable pour permettre aux femmes de se reconstruire et de retrouver du lien. À travers les groupes de parole, les femmes peuvent oser libérer leur parole, retrouver confiance en elles et retrouver du sens. Ces espaces sont aussi importants que le soin.

Dr Sylvie RIPART
Médecin coordinatrice de la Maison des femmes du Gard et Présidente de l’association Maison des femmes du Gard

La Maison des femmes poursuit également le développement de son offre pour mieux répondre aux besoins des femmes en situation de vulnérabilité, notamment celles en situation de handicap, qu’il soit moteur, psychique ou sensoriel.

Des consultations et des journées d’hospitalisation sont progressivement développées afin de proposer un accompagnement adapté aux besoins de ces femmes.

Installée au rez-de-chaussée du Pavillon 3 du site de Carémeau, la Maison des femmes est accessible aux personnes à mobilité réduite. Son implantation au cœur du campus hospitalier facilite également la coordination avec les différents services du CHU mobilisés dans les parcours de soins.

Une attention particulière aux femmes en situation de vulnérabilité

La Maison des femmes poursuit également le développement de son offre pour mieux répondre aux besoins des femmes en situation de vulnérabilité, notamment celles en situation de handicap, qu’il soit moteur, psychique ou sensoriel.

Des consultations et des journées d’hospitalisation sont progressivement développées afin de proposer un accompagnement adapté aux besoins de ces femmes.

Installée au rez-de-chaussée du Pavillon 3 du site de Carémeau, la Maison des femmes est accessible aux personnes à mobilité réduite. Son implantation au cœur du campus hospitalier facilite également la coordination avec les différents services du CHU mobilisés dans les parcours de soins.

Une prise en charge fondée sur la coopération

La Maison des femmes du Gard s’appuie sur les compétences et les dispositifs déjà présents au CHU de Nîmes. Elle travaille notamment en lien avec l’Unité médico-judiciaire, le Centre de santé sexuelle du Gard, l’UAPED, la Permanence d’accès aux soins de santé (PASS) ainsi qu’avec le service de gynécologie.
Son action repose également sur un maillage territorial associant institutions, professionnels et associations.
Parmi les partenaires mobilisés figurent notamment la Préfecture du Gard, le Parquet, les services de police et de gendarmerie, le Centre communal d’action sociale de Nîmes (CCAS), le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), les associations Via Femina Fama et La Clède, la Croix-Rouge française ainsi que l’Observatoire des violences faites aux femmes du Département du Gard et bien d’autres encore.
Cette coopération permet d’articuler les dimensions sanitaire, sociale, juridique et médico-judiciaire indispensables à l’accompagnement des femmes victimes de violences.

Une Maison des femmes inscrite dans le réseau RESTART

La Maison des femmes du Gard s’inscrit dans le réseau RESTART, qui fédère des structures engagées dans l’accompagnement global des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.
Ce réseau s’appuie sur une approche pluridisciplinaire associant le soin et l’au-delà du soin, la prévention et la mobilisation des acteurs du territoire.
L’association complète l’offre de soins en contribuant à l’animation du projet, à la recherche de financements, au développement des actions relevant de « l’au-delà du soin » et à la création et au développement de partenariats.

En lien étroit avec l’association « Maison des Femmes du Gard », notre marraine Alexandra LAMY, le collectif Restart et tous les partenaires mobilisés, et grâce au soutien des collectivités territoriales, de tous les services de l’Etat et à l’accompagnement financier de l’ARS Occitanie, le CHU de Nîmes entend contribuer activement à la prise en charge globale des femmes victimes de violences, en offrant un lieu unique d’accueil et de soin qui regroupe toutes les compétences et les expertises dont elles ont besoin et permettant de proposer un accompagnement individualisé et bienveillant à chacune d’entre elles.

Frédéric RIMATTEI et Pr Michel PRUDHOMME
Directeur général du CHU de Nîmes et Président de la Commission médicale d’établissement du CHU de Nîmes

Inauguration de la Maison des femmes : moments choisis

En pratique :

Maison des femmes du Gard
CHU de Nîmes – site de Carémeau
Pavillon 3 – rez-de-chaussée

Accueil : du lundi au jeudi, de 9 h à 17 h

La Maison des femmes accueille les femmes de manière inconditionnelle, qu’elles soient victimes de violences ou en situation de vulnérabilité.

Elle est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Les femmes peuvent être orientées par un professionnel de santé, une association ou un service hospitalier, mais peuvent également se présenter spontanément.