Prévention santé

Maladies de l’hiver : grippe, Covid-19, bronchiolite… des virus à ne pas prendre à la légère

Mis à jour le 17.12.2025 - Publié le

Avec l’arrivée de l’hiver, les virus respiratoires circulent plus intensément. Grippe, Covid-19 et VRS (dit "virus de la bronchiolite") entraînent chaque année, de nombreuses consultations, hospitalisations et décès. On fait le point pour mieux les reconnaître, se protéger et savoir quand consulter.

Pourquoi les maladies respiratoires sont-elles plus fréquentes en hiver ?

En hiver, nous passons davantage de temps dans des espaces fermés et moins aérés, ce qui facilite la propagation des virus respiratoires par les gouttelettes émises en parlant, en toussant ou en éternuant. En hiver, une seule personne infectée peut contaminer plusieurs proches en quelques jours. Les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes et les patients immunodéprimés ou atteints de maladies chroniques sont particulièrement exposés à des formes sévères nécessitant parfois une hospitalisation

Les principales maladies respiratoires de l’hiver

La grippe : une infection virale à ne pas sous-estimer

La grippe est une infection respiratoire aiguë causée par le virus influenza. Elle débute souvent brutalement avec une forte fièvre, des courbatures, une fatigue intense, des maux de tête et une toux sèche. Contrairement au simple rhume, la grippe peut entraîner des complications respiratoires, cardiaques ou une aggravation de maladies chroniques. Chaque hiver, la grippe est responsable de nombreuses hospitalisations et décès notamment chez les personnes âgées et fragiles. Pour se protéger et protéger les autres, vaccinez-vous.

Le Covid-19 : un virus toujours présent

Le Covid-19 continue de circuler. Les symptômes peuvent être proches de ceux de la grippe : fièvre, maux de tête… Si la majorité des formes restent bénignes, certaines formes peuvent évoluer vers des atteintes respiratoires sévères ou des décompensations de maladies chroniques notamment cardiaques ou respiratoires. La vigilance reste donc de mise, en particulier pour protéger les personnes à risque pour lesquelles les rappels vaccinaux sont encore recommandés.

Le VRS : Virus de la bronchiolite, une infection qui nous touche tous

Le VRS est le principal virus responsable de la bronchiolite chez les enfants de moins de deux ans, avec un pic chez les nourrissons. Elle se manifeste par une respiration rapide, sifflante, une toux et parfois des difficultés à s’alimenter. Une surveillance attentive est essentielle, car une dégradation de l’état de l’enfant peut survenir rapidement. Ce virus est également responsable de complications respiratoires et cardiaques chez les adultes notamment les plus âgés ou porteurs de pathologies chroniques

Se protéger : un geste simple pour éviter des complications et protéger les autres.

La prévention reste le moyen le plus efficace pour limiter la circulation des virus. Le lavage régulier des mains, l’aération quotidienne des pièces, le port du masque en cas de symptômes et l’application rigoureuse des gestes barrières permettent de réduire significativement les risques de transmission. La vaccination, lorsqu’elle est indiquée, contribue également à protéger les personnes les plus vulnérables et à limiter les formes graves.

Je suis malade depuis quelques temps : quand consulter un professionnel de santé ?

Certains signes doivent alerter : une fièvre élevée et persistante, de difficultés respiratoires type essoufflement, une fatigue intense, aggravation rapide des symptômes. Chez le nourrisson, une consultation est nécessaire si l’enfant respire rapidement, peine à s’alimenter ou présente un comportement inhabituel. Attendre peut aggraver la situation, en particulier chez les personnes âgées, fragiles ou immunodéprimées. Consulter rapidement permet une prise en charge adaptée et limite le risque de complications.

La mobilisation du CHU de Nîmes pendant la période hivernale

Chaque hiver, le CHU de Nîmes adapte son organisation pour faire face à l’augmentation importante des infections respiratoires aiguës (IRA), ayant un impact direct sur l’engorgement des urgences et des services de soins. Les équipes des urgences, de pédiatrie, de pneumologie, de gériatrie et d’infectiologie sont pleinement mobilisées pour assurer la prise en charge des patients et prévenir les formes graves.

Dans ce contexte, et conformément à l’instruction ministérielle du 12 novembre 2025 relative à la prévention des infections respiratoires aiguës, le port du masque est obligatoire depuis le 9 Décembre 2025 au CHU de Nîmes dans certains services de soins ou zones accueillant des patients, afin de limiter la transmission des virus.

Même lorsque le port du masque n’est pas obligatoire, les équipes du CHU de Nîmes recommandent fortement de le porter si vous êtes une personne à risque, si vous côtoyez une personne fragile, ou si vous présentez des symptômes respiratoires, même légers. Ces gestes de prévention sont essentiels pour protéger les patients les plus vulnérables.

Se protéger, c’est se protéger soi-même, mais aussi éviter de transmettre le virus à des personnes à risque.

Chacun, à son niveau, peut agir pour limiter les risques de contamination, protéger les personnes les plus fragiles et contribuer à préserver le bon fonctionnement des services de soins.

  • Porter un masque en cas de symptômes, si vous êtes une personne à risque ou au contact de personnes fragiles.
  • Se faire vacciner lorsque la vaccination est recommandée.
  • Appliquer les gestes barrières au quotidien : lavage régulier des mains, aération des espaces clos, tousser ou éternuer dans son coude, utilisation de mouchoirs à usage unique.